Eterno? Això si que no!

Sinopsis

“Ce qui irrite dans le désespoir, c’est sa légitimité, son évi denue,sa documentation, pure reportage. L’espérance, par contre est une toute autre histoire : sa générosité dans l’erreur, sa maniere de faire
jouer l’imagination, son refus du fait; c’est une aberration, une fiction. Et la vie consiste justement
dans cette aberration et c’est de cette fiction qu’elle se nourrit.”
Emil Cioran, le cirque de la solitude.

“Je suis un homme ridicule. Maintenant ils disent que je suis fou. Ce qui supposerait monter en grade, si ce n’était pour le fait qu’ils continuent à me voir ridicule. Mais je ne me mets plus en colère.
Maintenant, je les trouve tous sympathiques. Je ne sais pas pourquoi, mais je les trouve articulièrement touchants, car ils ne connaissent pas la vérité. Moi, si.
Fiódor Dostoyevski, Rêve d’un homme ridicule.

carte artistique

Creation: Marta Carrasco
Assistant de la direction: Fernando Bernués
Textes: Dostoyevski y E. Cioran
Interprètes: Marta Carrasco, Fuensanta Morales, Ricardo Moya, Xavi Sáez

Une producción de:
Pep Bou Produccions
Festival Internacional de Teatre
Temporada Alta 2003
Festival de Otoó de Madrid.

Presse

Folie structurée

Sans cligner des yeux et levé dans son fauteuil était le public avant Eterno? Això si que no!, Le spectacle débordant et imaginatif de la danseuse et chorégraphe Marta Carrasco. Marta Carrasco est une femme belle et intelligente, deux qualités qui deviennent l’appât de ses montages. Des montures obsessionnelles et magnifiquement développées et exécutées qui nagent entre les eaux sinueuses qui séparent le théâtre et la danse.

Eterno? Això si que no! est un morceau de grande beauté esthétique et une grande densité de parcelle. Leur recréation, face à l’impossibilité de l’être humain d’atteindre l’éternité, est insérée dans une touche d’humour, mais, comme dans le montage précédent, elle a laissé passer les souvenirs de l’enfance, de la maternité et de la solitude.

Avant l’assemblée du Carrasco, la folie mathématiquement structurée, il faut se laisser abandonner.

Carmen del Val

Periodista, El País, 05/10/2004

Tristement ravi

Marta Carrasco commence sa résidence au Théâtre National de Catalogne avec un spectacle qui semble avoir touché les possibilités expressives de son imagination. Nous disons qu’il semble, puisque nous croyons impossible d’aller plus loin, d’être plus crédible, de recréer davantage la déchirure intérieure ou l’incapacité de tolérer la grossièreté de la vie, que ce que nous donnent ces cinq caractères.

La compagnie de Marta Carrasco ne peut pas être demandée plus; le mérite de la direction est indéniable: les changements de registres émotionnels, si rapides, si vrais, sont une leçon sentimentale insurmontable et pour cette raison même, nous avons quitté le National tristement enchanté.

Rosali Ayuso

Periodista, El Mundo, 07/10/2004

Les retables des enfants de Carrasco

Aux spectacles de Marta Carrasco chaque fois que les définitions se sentent pires pour lui. Le chorégraphe travaille avec un imaginaire qui englobe à la fois le rêve et le mnomécanique et joue avec tous les éléments qui peuvent être utilisés sur scène.

Eterno? Això si que no! Il est construit comme une succession de tables faites avec le mot, le geste, la lumière et la musique dans un espace scénique neutre, entouré d’un rideau de radiographies. Marta Carrasco veut séduire le spectateur, l’attraper dans ses jeux, et pour cela il connaît toutes les langues scéniques sans prééminence de l’une sur les autres.

Santiago Fondevila

Periodista, La Vanguardia, 05/10/2004

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